Hosei Erasmus Mundus Program Euro Pholosophy

Hosei Erasmus Mundus Program, Euro Pholosophy - Over the two academic years 2008-9 and 2009-10 at Hosei University, classes for the first semester of "Euro Philosophy", an EU Erasmus Mundus Master Program, have taken the form of one-month intensive lecture series. This is the first instance in Japan of administering such a large-scale intensive lecture series within the Erasmus Mundus Master Program.

syllabus

Syllabus de cours du module « Philosophie des sciences » (2013)

□CIPRIAN JELER(6 cours)
Aspects de la causalité dans les débats actuels sur la théorie de l'évolution

Résumé du cours

Ce cours vise à mettre explicitement en rapport deux débats contemporains portant sur quelques notions-clé de la théorie de l'évolution. L'un de ces débats, ayant lieu depuis une dizaine d'années en philosophie de la biologie, porte sur le statut causal de la sélection naturelle. L'autre, plus ancien et traversant en quelque sorte la théorie de l'évolution depuis Darwin, porte sur la possibilité, la nécessité, mais aussi les manières de concevoir la sélection naturelle à des niveaux multiples, et non seulement au « simple » niveau de l'organisme. En exposant pourtant d'une manière compréhensive ces deux débats, nous voudrions montrer en quoi ils sont profondément apparentés et en quoi une clarification philosophique satisfaisante de la notion de causalité serait nécessaire pour nous faire sortir des cadres théoriques strictes qui sont à la racine des deux débats.

Plan du cours :
1. Cours introductif : les notions de sélection naturelle, dérive génétique aléatoire.
2. La conception statistique (non-causale) et les deux conceptions causales (individualiste et populationniste) de la sélection naturelle.
3. Quelle notion de causalité pour la sélection naturelle ?
4. « L'extension hiérarchique du darwinisme » et les différentes manières de concevoir la sélection naturelle à des niveaux multiples.
5. Quelle notion de causalité pour la sélection naturelle à des niveaux multiples ?
6. Ouvertures et pertinence de la notion de sélection naturelle à des niveaux multiples : altruisme, transitions évolutives, émergence.

Bibliographie :
Cours no. 1 :
1. Thomas Pradeu : « Philosophie de la biologie », in A. Barberousse, D. Bonnay, M. Cozik (dir.) Précis de philosophie des sciences, Vuibert, 2009.
2. Sous-chapitre 3.2., sur la distinction entre « Selection of and selection for », de Elliott Sober (1984) The Nature of Selection: Evolutionary Theory in Philosophical Focus, Cambridge MA: MIT Press), pp. 97-102.

Cours no. 2 et 3 :
1. Matthen, M. and Ariew, A. (2009) 'Selection and Causation', Philosophy of Science 76, 201-224.
2. Bouchard, F. and Rosenberg, A. (2004) 'Fitness, Probability and the Principles of Natural Selection', British Journal for the Philosophy of Science 55, 693-712.
3. Millstein, R. (2006) 'Natural Selection as a Population-Level Causal Process', British Journal for the Philosophy of Science 57, 627-653.
4. Shapiro, L. and Sober E. (2007), 'Epiphenomenalism: The Do's and the Don'ts', in Thinking about Causes: From Greek Philosophy to Modern Physics, eds. G. Wolters and P. Machamer, Pittsburgh: University of Pittsburgh Press, 235-264.

Cours no. 4 et 5 :
1. Lewontin, R. C. (1970) 'The Units of Selection', Annual Review of Ecology and Systematics 1, 1-18.
2. Wilson, D. S. (1989) 'Levels of Selection: an Alternative to Individualism in Biology and the Human Sciences', in Conceptual Issues in Evolutionary Biology, ed. Elliott Sober, Cambridge MA: MIT Press, third edition, 63-75.
3. Okasha, S. (2005) 'Altruism, Group Selection and Correlated Interactions', British Journal for the Philosophy of Science 56, 703-725.

Cours no. 6 :
1. Okasha, S. (2005) 'Multilevel Selection and the Major Transitions in Evolution', Philosophy of Science 72, 1013-1025.


□Jean Gayon (3 cours)
Épistémologie de la biologie: question de l'autonomie des sciences de la vie

Les sciences de la vie sont-elles de provinces des sciences physico-chimiques, ou sont-elles autonomes dans leurs méthodes et dans leurs théories? Depuis qu'il existe une « biologie » (terme apparu au début du 19e siècle), cette question générale a hanté les réflexions philosophiques sur cette science. Elle a connu cependant des renouvellements importants à l'époque contemporaine, dans ce qu'il est convenu aujourd'hui d'appeler « Philosophie de la biologie » dans la littérature internationale. Trois exemples seront développés.

1. La première leçon portera sur la question de savoir s'il est légitime de parler de « lois » en biologie. Ce débat contemporain n'a de sens qu'à la lumière du concept exigeant et passablement restrictif du concept de loi qui a prévalu en philosophie des sciences depuis les propositions que les philosophes des sciences néo-positivistes ont fait sur ce sujet. Je commencerai par discuter la définition reçue des lois comme « énoncés universels de portée illimitée », puis je montrerai que les généralisations biologiques ne satisfont pas, ou quasiment jamais, cette exigence. Je montrerai que ceci résulte du fait que les généralisations biologiques portent sur des êtres ou groupe d'êtres qui ont résulté d'une histoire évolutive singulière et unique. J'examinerai enfin les problèmes particuliers soulevés par la théorie de l'évolution elle-même, et en particulier le principe de sélection naturelle, dont le statut de loi est aussi problématique, non pas parce que sa portée universelle serait limitée, mais parce que sa forme le rend proche d'une tautologie.

2. La seconde leçon portera sur la notion de modèle, abondamment utilisée aujourd'hui en philosophie des sciences, en particulier en philosophie de la biologie, pour éviter les problèmes soulevés par le concept de loi. Je donnerai d'abord caractérisation générale de la méthode des modèles dans les sciences : cette méthode, dont l'usage remonte à la Renaissance, est fondée sur l'analogie. Elle consiste à étudier les propriétés d'un objet qui ne sont pas ou peu accessibles par des méthodes d'observation ou d'expérimentation directe, en construisant un modèle analogique, qui peut être lui-même concret ou abstrait. J'examinerai ensuite les modalités extrêmement diverses de cette méthode, qui consiste toujours à porter l'attention sur un système, en général artificiel, qui sert de médiateur pour fournir une image d'une réalité soit plus abstraite soit plus concrète. Cette notion de médiation, qui avait été fort bien caractérisée par Suzanne Bachelard dès les années 1970, avant d'être développée brillamment, vingt ans plus tard, par Margaret Morrison. Elle fournit une réponse éclairante à l(impressionnante polysémie apparente du mot « modèle » dans la discours scientifique. Enfin, je situerai la notion de modèle relativement à d'autres unités d'analyse en philosophie des sciences, les unes, plus générales (théorie, paradigmes), les autres plus élémentaires (formats de représentation). Je discuterai tout particulièrement de la relation délicate entre modèle et théorie. L'ensemble de la leçon prendra appui sur des exemples empruntés aux sciences biologiques contemporaines. C'est en effet une grande tentation des épistémologues contemporains que de renoncer plus ou moins à la notion de « théorie » au profit de celle de « modèle », plus souple en apparence au moins.

3. La troisième leçon portera sur la notion de fonction. Les énoncés fonctionnels (du type « la fonction de la molécule d'hémoglobine chez les animaux est d'être un véhicule pour l'oxygène », ou encore « la fonction du cœur est de pomper le sang ») ont suscité un immense débat dans la philosophie des sciences contemporaine en raison de leur caractère finaliste. Or, de manière explicite ou implicite, ils sont omniprésents dans les sciences de la vie, à toutes les échelles d'organisation, de la molécule aux espèces. J'examinerai les solutions qui ont été proposées. Deux grandes familles d'interprétation de la notion de fonction ont fait l'objet d'une attention particulière depuis le milieu des années 1970. Elles sont conventionnellement rassemblées sous les noms de « conception étiologique » et « conception « systémique ». Dans les deux cas, il s'agit de fournir une interprétation acceptable d'un point de vue causal. La conception étiologique, qu'il vaudrait mieux appeler la « conception étiologique sélective des fonctions », envisage les fonctions sous l'angle d'une théorie biologique particulière, la théorie de l'évolution sélection naturelle. Les fonctions sont alors vus comme des « effets sélectionnés », et le concept est alors très proche de , sinon identique à, celui d'adaptation. La conception systémique, aussi appelée « conception du 'rôle causal' », récuse au contraire toute référence à l'histoire passée des systèmes, et s'intéresse au rôle causal joué par une partie ou un processus dans un système. Après avoir analysé ces deux conceptions, j'examinerai quelques cas limites, situés aux extrêmes de l'organisation biologique (d'un côté les atomes et les molécules, de l'autre les entités écologiques) montrant que la conception étiologique sélective, quoiqu'elle souffre du vague qui entoure bien des explications évolutionnistes, est plus exigeante.

Éléments bibliographiques (lectures indispensables pour le cours)

Leçon 1.   Y a-t-il des lois en biologie ?
Beatty, John (1995). The Evolutionary Contingency Thesis. In Gereon Wolters and James G. Lennox, Concepts, Theories and Rationality in the Biological Sciences, Konstanz, Universitätsverlag and Pittsburgh, University of Pittsburgh Press, 1995, 45-81.
*Gayon, Jean (2005). De la biologie comme science historique. Les temps modernes, mai-juin 2005, 53-67.
Gayon, Jean (2013). De la portée des théories biologiques. In J. Gayon & I. Olivieri, Philosophie et biologie évolutionniste, Besançon, Presses Universitaires de Franche Comté (sous presse).
Ruse, Michael (1970). Are there laws in biology ? Australasian Journal of Philosophy, 48 :2, 234-246.
*Smart, John Jamieson Carswell (1959). Can biology be an exact of science. Synthese, 11 (1959), 358-368 (repris dans Philosophy and Scientific Realism, London, Routledge, 1963, chap. 3, « Physics and biology », p. 50-63).

Leçon 2. Modèles
Biofutur, n° 314, numéro spécial « Modèles de vie ».
*Bachelard, Suzanne (1979). Quelques aspects des notions de modèle et de justification des modèles. In P. Delattre & M. Thellier (éds.), Élaboration et justification des modèles: applications en biologie. Paris, Maloine, 1979, 9-19.
Beckner, Morton (1959). « Models in Biological Theory ». In M. Beckner, The Biological Way of Thought, New York, Columbia University Press, 32-54.
Burian, Richard M. 1(993). How the choice of experimental organism matters: epistemological reflections on an aspect of biological practice. Journal of the History of Biology, 26 -2, 351-367.
Canguilhem, Georges (1975). Modèles et analogies dans la découverte en biologie. In Études d'histoire et de philosophie des sciences, 3e éd. Paris, Vrin, 304-318.
Crombie, Alistair Cameron (1994). Styles of Scientific Thinking in the European Tradition : The History of argumentation and explanation especially in the mathematical and biomedical sciences and arts, London, Duckworth, 3 vols.
Keller, Evelyn Fox (2000). Models Of and models For : theory and practice in contemporary biology, Philosophy of Science, 67-Supplement, S72-S86.
Keller, Evelyn Fox (2004). Expliquer la vie. Modèles, métaphores et machines en biologie du développement. Paris, Gallimard.
*Gayon, Jean (2006). Les organismes modèles en biologie et médecine. In G. Gachelin, éd., Les organimes modèles dans la recherche médicale, Paris, Presses Universitaires de France, 9-42.
Morrison, Margaret, & Morgan, Mary (1999). Models as mediating instruments. In Morrison & Morgan, Models as Mediators, Cambridge P, 1999.
Nouvel, Pascal, éd. (2002). Enquête sur le concept de modèle. Paris, Presses Universitaires de France.

Leçon 3.  Fonctions
Allen, Colin, Bekoff, Marc, Lauder, George, eds. (1998). Nature's Purposes. Analyses of Function and Design in Biology, Cambridge (MA), The MIT Press.
Buller, David J., ed. (1999). Function, Selection and Design, Albany (NY), State University of New York Press.
*Cummins, Robert (1975). Functional Analysis, The Journal of Philosophy, 72, 741-765.
*Gayon, Jean, Les biologistes ont-ils besoin du concept de fonction? Perspective philosophique. Comptes Rendus Palevol, 5, 479-487.
Gayon, Jean (2007). Où s'arrête la régression fonctionnelle en biologie ? In Th. Martin (éd.), Le tout et les parties dans les systèmes naturels, Th. Martin (éd.), Paris, Vuibert, 67-74.
Gayon, Jean, et Ricqlès, Armand de, éds. (2010). Les fonctions : des organismes aux artéfacts, Paris, Presses Universitaires de France.
*Wright, Larry (1973). Functions, Philosophical Review, 9, 139-168.
*Neander, Karen (1991), « The Teleological Notion of Function », Australasian Journal of Philosophy, 69, p. 454-468.


□Thierry Hoquet (2 cours)

Séance 1 : Darwin et l'invention de la sélection sexuelle

Si Darwin est célèbre pour le concept de sélection naturelle, il a également proposé le concept de « sélection sexuelle ». Celui-ci est présent dès la première édition de l'Origine des espèces, en 1859, où Darwin développe sous ce titre une courte de section de quatre pages, au cœur même du chapitre IV sur la sélection naturelle. Mais c'est surtout dans The Descent of man, and selection in relation to sex (traduit comme Descendance ou Filiation de l'homme), paru en 1871, que Darwin donne à ce concept de « sélection sexuelle » son plein développement. En effet, sur les 829 pages de l'édition originale, près des trois quarts (579) sont consacrées à étudier les modalités et les conséquenc es de « la sélection en rapport au sexe ».

Nous étudierons la manière dont Darwin introduit le concept de sélection sexuelle, ainsi que les différentes polémiques que cela provoqua (notamment avec A.R. Wallace, co-découvreur de la sélection naturelle).

Bibliographie choisie :
Charles Darwin, L'Origine des espèces, Nouvelle traduction Thierry Hoquet, Paris, Le Seuil, 2013.
-- La Filiation de l'homme et la sélection liée au sexe, Paris, Syllepse- Institut Charles Darwin international, 1999 ;
Jean Gayon, Darwin et l'après-Darwin. Une histoire de l'hypothèse de sélection naturelle, Paris, Kimé, 1992.
Thierry Hoquet, Darwin contre Darwin. Comment lire l'Origine des espèces ?, Paris, Le Seuil, 2009.

Séance 2 : Regards féministes sur la sélection sexuelle
Sous le titre « la femme qui n'avais jamais évolué », la primatologue Sarah Blaffer Hrdy interrogea le paradigme de la sélection sexuelle (1981). Elle souligna que la division darwinienne de la sélection sexuelle en compétition mâle et choix femelle n'est pas sans entraîner une certaine cécité sur différents phénomènes naturels. D'abord, le concept de « female choice » a été longtemps négligé par la biologie, avant d'être réactivé par les travaux de Robert Trivers ; mais le problème va en réalité au-delà. Comme l'avait noté Antoinette Blackwell dès 1875, les deux facteurs darwiniens ont pour fonction d'évaluer des différences de succès reproducteur parmi les mâles, alors que celui de toutes les femelles est supposé égal : autrement dit, la femelle est supposée n'avoir jamais évolué, ou avoir moins évolué.
Cela nous ramène à l'article fondateur d'Angus J. Bateman (1948), qui pensa démontrer expérimentalement l'avidité naturelle des mâles et au contraire la réticence des femelles au coït. Cet article fondateur a été l'objet d'un examen critique extrêmement rigoureux. Nous présenterons à la fois l'article fondateur de Bateman et les critiques dont il a fait l'objet.

Bibliographie sélective :
Angus J. Bateman, « Intrasexual selection in Drosophila », Heredity, 2 (1948), pp. 349-368.
S. B. Hrdy, The Woman that never evolved. Cambridge (MASS) : Harvard U. P., 1981.
B.F. Snyder, & P.A. Gowaty, « A reappraisal of Bateman's classic study of intrasexual selection », Evolution, 61 (2007): 2457-2468.


□Osamu Kanamori (2 cours)
L'épistémologie au Japon moderne

1 Hashida Kunihiko, ou la confrontation du positivisme et de la praxiologie orientale
Hashida Kunihiko (1882-1945) était un physiologiste important de l'époque Taishô et de Shôwa, en particulier dans le domaine de physiologie de contraction musculaire. Il est intéressant en soi de chercher la modalité de l'introduction du savoir scientifique occidentale par un chercheur japonais, mais dans ce cours nous voudrions prêter attention à un autre aspect de travaux de Hashida, à savoir son activité sur le Bouddhisme Zen. En fait, Hashida était un penseur et pratiquant éminent de Zen, et il a essayé d'interpréter son activité scientifique dans le cadre de la praxiologie orientale de Zen. Nous voudrions présenter la signification et la limite de cet aspect dans lequel Hashida a essayé à sa manière de réaliser une version de « l'éthique de science ».

2 La modalite de l'introduction du darwinisme au Japon moderne
Nous voudrions traiter des deux personnages principaux qui travaillaient à leurs façons d'établir le darwinisme dans la culture japonaise d'après la période Meiji. D'abord Hiroyuki Katô (1836-1916). Katô était un idéologue important du libéralisme japonais de l'ère Meiji, mais à mi-chemin de sa carrière intellectuelle, il a rencontré le darwinisme, et a été choqué de sa connotation politique. Ce darwinisme était en fait proche du type spencerien, c'est-à-dire du darwinisme social. De toute façon, Katô changeait radicalement sa position politique et utilisait ce darwinisme pour justifier l'inégalité hiérarchique de la société japonaise de l'époque. Le deuxième exemple, c'est Asajirô Oka (1868-1944). Oka était, en comparaison de Katô, plus professionnel en tant que scientifique, et grâce à ses travaux de vulgarisation, il servait à rendre populaire le darwinisme dans la société japonaise. Dans ce cours, nous voudrions présenter plutôt un aspect de réflexion extra-scientifique d'Oka, qui voyait dans l'évolution biologique une image parallèle de la vicissitude du monde et des êtres.


□Tetsuya Kono(2 cours)
Vers une écologie de l'esprit

L'écologie est la science du vivant qui cherche à comprendre de quelle manière vivent les animaux et quelles sont leurs activités à travers l'étude sur les relations qu'ils entretiennent avec l'environnement dans lequel ils vivent. En adoptant ce point de vue écologique en psychologie, James Jerome Gibson(1904-1979) a développé une nouvelle théorie de la perception. La psychologie écologique de Gibson a un impact révolutionnaire aussi sur la conception philosophique de l'esprit. Elle a aussi une grande influence sur la science cognitive, la robotique, la psychologie développementale, la pédagogie, la science de paramédicale, etc.

Cours 1: Psychologie écologique et la théorie de l'évolution
Gibson a introduit le principe de l'écologie dans la psychologie de la perception, et établi l'approche écologique de l'esprit. Mais la révision de la conception de l'esprit provoque nécessairement un changement profond dans les autres domaines philosophiques. L'approche écologique contient une profonde philosophie qui exige la révision radicale de l'ontologie et de l'épistémologie moderne. Dans cette première conférence, J'expliquerai les principes et les concepts fondamentaux de la psychologie gibsonienne, et la signification pour la philosophie de l'esprit. Je voudrais remarquer surtout le concept de « affordance » comme pressure d'élimination et le concept de « field of promoted action » en consultant la psychologie écologique de E. Reed.

Cours 2: Questions sur l'autorité de la première personne
La philosophie écologique propose aussi le changement de la conception du « soi ». On parle souvent que le sujet possède l'accès directe et privilégié à son propre état mental. Mais, pourquoi et dans quel sens est-ce que le point de vue de « la première personne » a une telle autorité. L'autorité de la première personne, est-ce qu'elle est réelle ou une illusion ?

Gibson, Jame J. (1979). The Ecological Approach to Visual Perception (LEA).
Reed, Edward (1996). Encountering the world: toward an ecological psychology (Oxford Univ. Press).
Shapiro, Lawrence (2011). Embodied Cognition. (Routledge)